La nounou des athlètes (Cassie Cole)
— Logan ne t'a jamais préparé de cordon bleu ? demandai-je.
Braden fronça les sourcils.
— Pardon ? Logan, j’ignorais que t’étais aussi doué en cuisine.
— Elle n’a pas dit que je suis un cordon bleu, on te parle du plat, andouille.
— Aah. Et bien sache que, non, il ne m'a jamais rien cuisiné, m'apprit Braden. Ce qui me vexe un brin d’ailleurs.
— Je cuisine que pour Emily et moi, répondit sèchement Logan. C'est pratiquement elle qui m’a élevé, donc je voulais lui rendre la pareille. On ne faisait pas confiance aux autres.
— Si je comprends bien... C’est la première fois que tu prépares à manger pour quelqu’un d’autre à part ta sœur ? Et c’est à nous que tu réserves l’honneur ?
Logan nous tournait le dos, en train de se laver les mains à l'évier. Il s'arrêta un instant, et le robinet continua de couler bruyamment dans le vide.
— Non. Il y a bien une autre personne aussi pour qui j’ai fait la cuisine, dit-il doucement.
Je voulus demander qui, mais cela me parut tout de suite évident. Leur ex. Soudain, ce devint encore plus un honneur.
Il m’apprécie vraiment autant que ça ?
On entendit des petits pas dans l’escalier, puis une Claire en pyjama apparut à l’entrée de la cuisine.
— Logan, je veux que tu me lises une histoire pour dormir.
— Je viens de t’en lire une ! dit Braden.
— Oui, dit Claire. Mais maintenant je veux que ce soit Logan qui m’en lise une.
Braden leva les yeux au ciel.
— Super. J’ai fait juste office de préliminaire quoi, c’est ça ?
Claire inclina la tête pour regarder Braden.
— Ça veut dire quoi préliminaire ?
— Ouais, Oncle Braden, reprit Logan. Ça veut dire quoi préliminaire ?
Braden m’adressa un regard paniqué, puis dit :
— C’est, euh… C’est… C’est ce qu’on fait juste avant d’aller au lit. Pré-lit, tu comprends ? D’abord je t’ai lu une histoire et puis…
— Ben oui, mais j’étais déjà au lit quand tu es venu me raconter l’histoire.
— Oui mais, ça veut aussi dire « avant le dodo », tu comprends ? dit Braden.
Claire acquiesça, puis il soupira de soulagement et se pencha pour me chuchoter :
— Je me suis bien rattrapé, non ?
— Aux branches, et de justesse quand même...
“Logan’s never cooked Chicken Cordon Bleu for you?” I asked.
Braden frowned. “Chicken what now? Logan, I didn’t know you spoke French.”
“I don’t.”
“He’s never cooked for me,” Braden told me. “I’m kind of offended.”
“I only cooked for myself and Emily,” Logan said curtly. “She took care of me growing up, so I tried to take care of her by cooking. We didn’t trust anyone else.”
“Let me get this straight. We’re the first people you’ve ever cooked for, other than your sister?”
Logan’s back was to us while he washed his hands at the sink. He paused for a moment, the faucet running loudly.
“I’ve cooked for one other person,” he said softly.
I started to ask who, but it immediately became obvious to me. Their ex. Suddenly I felt honored that he was cooking for me.
Does he really like me that much?
We heard a pattering of footsteps on the staircase, and then a pajama-clad Claire appeared in the kitchen doorway. “Logan, I want you to read me a bedtime story.”
“I already read you one!” Braden said.
“Yes,” Claire said. “But now I want Logan to do it.”
Braden rolled his eyes. “Wow. I was just foreplay for the main event, huh?”
Claire tilted her head back to look up at Braden. “What’s foreplay?”
“Yeah, Uncle Braden,” Logan said. “What’s foreplay?”
Braden gave me a panicked look, then said, “It’s… uh… it’s when you play with four different people. First you played with Auntie Em, then you played with me, now Logan…” He trailed off as he realized his explanation was falling apart.
“I also played with the dogs,” Claire said. “That’s four.”
“Right! Exactly. Four-play.” Braden sighed with relief and leaned in to whisper to me: “I stuck the landing.”
“Barely.”
Excerpts
Pas de confidences sur l’oreiller entre amis (Krista Wolf)
(Premier extrait)
— Dans ce cas-ci, continuai-je, tu pourrais tout me dire. Pour les cousines, j’entends. Parce qu'entre meilleurs amis, on raconte pas les confidences sur l’oreiller des autres.
— C’est vrai, reconnut Axel avant de faire un petit sourire narquois.
Puis il inspira lentement et soupira.
— En même temps, c’est pas le genre de confidences qu’on se fait entre meilleurs amis.
— Pardon ?
— Entre meilleurs amis, on se fait pas de confidences sur l’oreiller tout court, précisa-t-il simplement en faisant un geste vague de la main. Parce qu’on…
— AXEL, FAIS ATTENTION !
Le couloir de ténèbres venait d’être transpercé par quelque chose de rapide, de brun et de…
Une biche. C’était une biche…
… Qui venait de traverser la route si rapidement qu’on n’eut presque pas le temps de réagir. Axel y parvint cependant, juste à temps. Après tout sa carrière entière dépendait de son temps de réaction, qui était invraisemblablement court.
— ACCROCHE-TOI !
Telle une détonation son bras se plaqua au travers de la voiture pour me clouer sur mon siège, alors que tout d’un coup on partit en dérapage et en vrille. Le véhicule fit une embardée hors de la route par delà le talus et s’engagea dans une pente très abrupte.
AXEL…
Je n’eus pas le temps de crier son nom, à peine de le penser. Il y eut une explosion et un appel d’air, et soudain tout nous assaillit de tous les côtés.
Pas même le temps de hurler.
(Second extrait)
J'ignore combien de temps on resta plantés là à ne faire que s'embrasser avant que nos mains ne se mettent à s'explorer mutuellement, mais ça devait être un record dans l'humanité. Je crois que nous avions peur, tous les deux. Qu’on craignait tous les deux que le charme ne se brise, et que l'autre veuille s'arrêter.
Alors on s'embrassa, et on s'embrassa encore, une lente danse de nos mâchoires l'une contre l'autre, une danse de nos corps sous la couverture, une exploration mutuelle de nos langues. Peu à peu, nos souffles s'encanaillèrent, devinrent bien plus frénétiques, et nos libidos s'enhardirent plus que jamais. Et pourtant, nos mains et nos doigts restèrent encore comme figés sur place, protestant silencieusement contre l'entêtement de nos cerveaux qui pour l'instant ne leur autorisaient pas encore à se livrer à la folie.
Je n’aurais su dire qui avait cligné des yeux en premier, lui ou moi. Mais tout d’un coup la main d’Axel était sur ma jambe et (….)
— Qu’est-ce qu’on est en train de faire, tu m’expliques ? chuchota-t-il.
Je ne répondis pas. Il n’y avait rien à répondre. (…)
— Entre meilleurs amis on ne se fait jamais de confidences sur l’oreiller, paraît-il ?
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(First excerpt)
“Anyway,” I kept going, “in that case you could tell me. About the cousins, I mean. Because best friends can always kiss and tell.”
“Right,” Axel smirked again. Inhaling slowly, he let out a sigh. “They just don’t kiss.”
“What?”
“Best friends never kiss,” he explained simply, adding the wave of one big hand. “They—”
“AXEL LOOK OUT!”
The corridor of darkness had been pierced by something swift and brown and—
A deer. It’s a deer…
—moving so quickly there was barely any time to react. But Axel did react. He’d made a career out of reacting, and his reaction time was unimaginably good.
“HANG ON!”
An arm shot across the car, pinning me to my seat, and then suddenly we were skidding, spinning, falling backwards. Rolling off the road and beyond the embankment and down a steep, steep hill.
AXEL—
I didn’t have time to call his name, only to think it. There was an explosion and a rush of air, as suddenly everything was coming at us, from all sides at once.
And there wasn’t even enough time to scream.
(Second excerpt)
I don’t know how long we lay there making out before the touching started, but it had to be a record. I think we were both afraid, really. Each worried that the spell might be broken and the other might want to stop.
And so we kissed and kissed, our jaws rotating slowly as we writhed beneath the blankets and our tongues explored. Over time our breathing grew quicker and more frenzied; as our libidos ramped up speed. Yet our hands and fingertips remained frozen in silent outrage, wondering why our brains hadn’t yet given them permission to go utterly and completely fucking crazy.
I couldn’t tell you who blinked first, him or me. But suddenly Axel’s hand was on my leg, (…).
“What are we doing?” he whispered.
I didn’t answer. There was no answer. (…).
“Best friends never kiss. Remember?”